dimanche 22 juin 2008

Darwin


Un vol intérieur nous conduit jusqu'à Darwin, capitale du Northern Territory. Zone indigène. Le bout du monde de l'Australie. L'Australie paumée aussi telle qu'on se l'imagine, de désert rouge (c'est là où se situe Uluru, ou AyersRock), de kangourous, de vie sauvage.

Un petit mot, quand même, sur les liaisons aériennes qu'on a pu faire en Australie et en Nouvelle-Zélande, parce qu'on a été marqués par un point.
Pour rentrer dans chacun de ces pays, les contrôles des douanes sont drastiques. On doit déclarer le moindre élément végétal importé, le moindre des coquillages que Cécile a ramassé était examiné à la loupe pour y déceler un éventuel élément ennemi et potentiellement destructeur de la faune et de la flore locale (des fois qu'on aurait transporté un bigorneau vivant sans s'en apercevoir pendant 2 mois ?), nos sacs à dos fouillés de fond en comble et passés au scanner, seuls les aliments industriels ont droit d'entrée, rien de frais, les semelles de nos chaussures de rando ont été inspectées avec circonspection, le bois de notre jeu d'échec a semblé louche et notre tente a été confisquée pour subir une désinfection en règle.
Soit. Là où on a halluciné paradoxalement, c'est qu'au contraire, une fois rentrés dans la pays, on n'a plus été soumis a AUCUN contrôle d'identité. On a pu acheter des billets d'avion, enregistrer nos bagages et embarquer sans le moindre contrôle de nos passeports ou de n'importe quel papier d'identité. On aurait pu inventer n'importe quel nom d'emprunt pour voyager sur les lignes intérieures, personne ne s'en serait rendu compte ! Quid de vigipirate ?!

En atterissant à Darwin, on a eu du mal à estimer notre temps de vol et l'heure qu'il était : rien ne collait à 1/2 h près. Et bien c'est normal, car les australiens ont inventé le fuseau horaire d'une demie-heure ! Pratique !!


Après le spectacle du coucher de soleil, les allées du sunset market du dimanche soir, juste derrière la plage, se remplissent. Au son des concerts de didgeridoo, on se promène entre toutes les petites gargotes qui proposent des plats que tout le monde déguste sur le sable, en provenance de toute la région : bbq australien, warung indonesien, curry indiens, brochettes malaisiennes... et même des crêpes bretonnes ! Bonne alternative au blues du dimanche soir, les familles se retrouvent pour pique-niquer.

Autre activité sympa de Darwin : son cinéma en plein air ! Excellent ! Surtout que c'est notre premier cinoche depuis notre départ de Paris et que, pour ne rien gacher, la programmation accorde une belle place au cinéma d'auteur. La preuve ? On voit en vo un film danois qui se passe en partie en Inde.

vendredi 20 juin 2008

Mission Beach


Back to the sun.

Marre de la pluie ! Surtout en Australie.

On file, sous le soleil. Sur Mission Beach, plage qui s'étend sur des kilomètres et des kilomètres... Toujours en pleine zone tropicale australienne.
Plages et ballades pour nos derniers jours sur la côte est australienne.












lundi 16 juin 2008

Atherton Tablelands

Notre virée se poursuit dans les terres, autour des Tablelands d'Atherton.



Les kangourous sont là, partout, mais on ne les voit pour l'instant qu'immobiles, inanimés et toujours sur le bord de la route. Sur une plaque de tôle...















ou bien (âmes sensibles s'abstenir), écrasés par les voitures ! C'est glauque mais c'est suffisamment peu anecdotique pour qu'on vous le signale parce qu'on en voit vraiment beaucoup ! Ces animaux au cerveau un peu limité n'ont qu'un réflexe quand ils voient des phares de voitures : se jeter sour leurs roues.


Nos soirées se passent autour de feux de bois et de barbecues, selon la bonne vieille tradition aussie. On grille viandes, poissons, patates, poivrons, champi, bananes au chocolat (ça c'est Laurent) et chamallows (ça c'est Anouk, nous on décline toute responsabilité pour le sucré) !






Non sans mal quand il a plu toute la journée comme c'était le cas plusieurs fois... Les images d'une Australie brulée sous le soleil en prennent un coup.




On croise un arbre géant, le cathedral fig tree...



et des branches plantées au milieu d'un lac.



C'est naturel mais on dirait des oeuvres d'art.
Et la photo bonus
Celle qu'on aurait du, en fait, poster en Nouvelle-Zélande (mais la version australienne n'est pas mal non plus) : le bourgeon de fougère arborescente, symbole adopté par le peuple Maori.


vendredi 13 juin 2008

Cape Tribulation



On the road again, en campervan.

Et cette fois-ci, en compagnie d'un campervan suisse, celui d'Anouk et Laurent, que nous avions rencontrés au Pérou et dont le tour du monde suit plus ou moins le même tracé que le nôtre.













On se trouve dans la zone tropicale australienne, au nord, sur la côte est, qu'on remonte jusqu'à Cape Tribulation.


















Cape Tribulation, ce sont des plages de sable blanc bordées de rainforest, de mangrove...



... et infestée des animaux les plus... comment dire ? attirants ? étonnants ?
Certains inoffensifs...











d'autres plus inquiétants...


... et certains suffisamment en voie de disparition pour qu'on n'en ait un aperçu que sur des panneaux de signalisation routière :



Ce sont les cassowaries, oiseaux mulitcolores qui peuvent atteindre la taille d'un adulte.




Derrière les images paradisiaques donc, un monde sauvage et parfois hostile.
Les plages immenses vous donnent envie de vous jeter dans la mer ?

Et pourtant, nous on hésite.


Pas peur des requins, mais... des crocodiles (les estuarines, ou saltwater crocodiles, qui évoluent aussi bien en eau douce qu'en eau salée et sont réputés agressifs envers les hommes ; sales betes !) et des jellyfish (méduses) à la piqure mortelle, qui rendent la baignade impossible sur toute la zone. Pas une personne à l'eau sur des kilomètres et des kilomètres. Quel gachis !

En prenant de la hauteur on n'est pas confrontés à toutes ces difficultés. Alors après avoir un peu flemmardé sur la plage, on randonne.