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jeudi 4 septembre 2008

Retour à Bangkok

Arrivée du bus de nuit à 4 heures du mat' dans une ville qui hésite entre s'endormir ou se réveiller.
On déambule dans un Koh San Road désert. Un 7-Eleven (!) est ouvert pour nous proposer expresso et croissant chaud (!!)... et internet aussi ! On y attend que les hôtels nous ouvrent leurs portes pour y déposer nos sacs.


Entre nos deux passages, le Gouvernement Thaïlandais a déclaré l'état d'urgence à Bangkok ; nous on ne se rend compte de rien, tout est calme, la paix est sur la ville, ça pourrait se passer à des milliers de kilomètres de là et les infos nous parviennent, comme pour tous les Thaïlandais, par les journaux, la radio et la télé. On avait juste vu l'avenue du Palais du Gouvernement bloquée et remplie de camions des CRS locaux lors de notre premier passage.

En fait, d'après ce qu'on a retenu, des opposants (majoritairement des intellectuels de tous horizons, étudiants, retraités, profs... anar, conservateurs, des gens aux idées tellement différentes que rien ne devait a priori les rassembler) occupent le Palais du Gouvernement depuis une bonne semaine ; ils réclament la démission du Premier Ministre en exercice et l'instauration d'un nouveau système électoral. Le Premier Ministre actuel est un proche (certains disent pantin) de Taksi, l'homme d'affaire / ancien premier ministre qui avait été destitué par un coup d'état militaire en 2006 et qui fait actuellement l'objet de poursuites judiciaires pour détournement de fonds publics, corruption, etc... Il vient de profiter des JO et de son passage à Pekin pour s'exiler à London !

Et à Bangkok, la situation s'éternise : le roi, dont l'avis est réclamé par tous, ne se prononce pas ; la police, pourtant dotée de pouvoirs hors normes du fait de l'état d'urgence, ne bouge pas et ne déloge pas les manifestants. Ca pourrait durer des années.

Contrairement à l'Amérique du Sud, les Thaïlandais sont frileux sur la question politique et on n'entend parler de rien (comme globalement les asiatiques des pays qu'on a traversés).


On apprendra une semaine plus tard par les journaux de Bombay qu'une porte de sortie a été trouvée pour permettre à chacun de garder la tête haute : le Premier Ministre est contraint de démissionner par décision du Conseil Suprême, ou Constitutionnel (on ne se rappelle plus le nom mais l'instance la plus haute de Thaïlande) au motif... qu'il a donné des cours de cuisine rémunérés à la télé alors qu'il était en exercice !!! Incroyable ! Du grand art politique comme on l'aime !

Son parti politique n'hésite pas pour autant à en faire son candidat pour les prochaines élections.

Et le Premier Ministre par interim, qui semble bien placé pour être élu, semble lui aussi faire partie du "cercle Taksi" ! Retour à la case départ ?







Bangkok est sous la pluie.

On se ballade sous des trombes et des trombes d'eau comme seuls les pays tropicaux peuvent connaitre.


Courses folles en tuk-tuk ; certains démarrent aux feux rouges en roue arrière, en faisant gronder le moteur pour laisser sur place les autres tuk ! Ce sont vraiment les rois de la route de Bangokg !



Sacrilège !! Misère ! Spécialité d'ailerons de requins dans les restau de toute une rue d'un quartier branché. Bon, on vous épargne notre disours de plongeurs avertis et les stats sur le nombre dramatiquement décroissant de requins dans les océans, ces prédateurs parfaits, tout en haut de la chaine alimentaire et de l'équilibre du monde marin, mais on n'en pense pas moins...

Autre mode de transport en commun bangkokais : le bateau !






On a récupéré nos visas pour l'Inde, on peut s'envoler pour Bombay !

samedi 30 août 2008

Koh Tao




On passe 5 jours tranquilles sur Koh Tao, petite île dans le Golfe de la Thaïlande, paradis de la plongée.
On veut se reposer avant d'aborder le continent indien.


Après une nuit de bus, un ferry nous emmène sur l'île depuis un petit village de pêcheurs aux bateaux de toutes les couleurs. Ce sont les fameux bateaux qui sortent en mer, de nuit, équipés de bras chargés d'ampoules électriques, afin d'éclairer la surface de l'eau et d'attirer les calamars ! Nuée de lumières la nuit sur la mer.




On plonge, on nage, on farniente, on se ballade en scooter de crique en crique...





















mercredi 27 août 2008

Jusqu'à Bangkok !

On se sépare à Siem Reap de nos derniers visiteurs du TDM. Bien sympa de les avoir eus avec nous pour un bout de chemin. Anne et Aimery s'envolent pour Saïgon, puis Paris, tandis qu'on prend la route de Bangkok.
On se prépare pour une éprouvante journée de bus. Que des touristes backpackers qui rejoignent Bangkok, véritable hub et passage obligé en Asie.

Il n'y a pas de coffre pour les sacs à dos, qu'on entasse où on peut, et plus de passagers que de places assises. Pas grave, le conducteur emprunte trois chaises en plastique au café du coin et les installe au milieu de l'allée. Tout le monde a un siège ! Allez, courage, plus que 11 heures de trajet et on est arrivés !

Jusqu'à la frontière, l'état des routes est misérable. Pas une portion goudronnée. Une rumeur court selon laquelle les travaux envisagés depuis des années sur ce tronçon de route seraient gelés sous la pression des compagnies aériennes qui relient Bangkok à Angkor. Beaucoup de gens ne vont au Cambodge que pour voir ces fameux temples.


Rien à voir (ou peut-être si) mais on était étonnés du nombre de gros 4x4 sans plaque d'immatriculation qu'on pouvait voir partout. Selon le père de notre logeuse de Siem Reap (un cambodgien qui a passé sa vie en France et vient de rentrer dans son pays natal pour la retraite), il s'agirait de passe-droits pour des voitures de membres du gouvernement. Cela ferait partie des rares manifestations visibles de la corruption qui semble gangrener le pays.


La ville cambodgienne installée au niveau du poste frontière avec la Thaïlande se résume en un gigantesque casino où les Thaï viennent dépenser leur argent.







Dès la frontière passée, tout change. Le minibus est propre et climatisé, les routes à deux fois deux voies nickel et goudronnées et la conduite de notre chauffeur plus sereine. On bascule dans un autre monde, celui de la modernité. Passage qui n'est pas sans nous rappeler, toute proportion gardée, la transition entre la Bolivie et le Chili.

On est super content de retrouver Bangkok, seul endroit traversé pendant le tour du monde où on avait déjà posé les pieds ensemble (sinon Boris connait un peu l'Inde du Nord mais pas Cécile).

Et ça tombe bien, c'est une ville qu'on aime bien !

Et comme tout le monde finit toujours par passer par Bangkok à un moment ou à un autre de son voyage, on y retrouve nos suisses tour-du-mondistes Anouk et Laurent et Marie, la parisienne avec qui on avait plongé en Australie. Retrouvailles bien sympas. Chacun décompte ses jours : Marie part le lendemain matin pour Paris (!!!), Anouk et Laurent ont encore un mois devant eux... et nous seulement 2 ! Vous vous rendez compte, l'angoisse : plus que deux mois de voyage !! Ca passe vraiment trop vite !





On ne voit rien du Bangkok touristique (à part Koa San Road...) ; on dépose nos demandes de visas pour l'Inde. Les formalités sont sous-traitées à une compagnie privée et hyper efficace.



On a pile 5 jours devant nous avant de récupérer nos passeports, on décide de quitter Bangkok et d'en profiter pour aller à la plage !


Scène de rue : il est plus de minuit et dans la petite rue où on loge, la glace qui sert à tous les petits vendeurs ambulants (pour conserver les fruits frais découpés, par exemple) est déchargée d'un camion et stockée dans un entrepot. Dehors, il fait une chaleur de brute !