On se sépare à Siem Reap de nos derniers visiteurs du TDM. Bien sympa de les avoir eus avec nous pour un bout de chemin. Anne et Aimery s'envolent pour Saïgon, puis Paris, tandis qu'on prend la route de Bangkok.
On se prépare pour une éprouvante journée de bus. Que des touristes backpackers qui rejoignent Bangkok, véritable hub et passage obligé en Asie.
Il n'y a pas de coffre pour les sacs à dos, qu'on entasse où on peut, et plus de passagers que de places assises. Pas grave, le conducteur emprunte trois chaises en plastique au café du coin et les installe au milieu de l'allée. Tout le monde a un siège ! Allez, courage, plus que 11 heures de trajet et on est arrivés !
Jusqu'à la frontière, l'état des routes est misérable. Pas une portion goudronnée. Une rumeur court selon laquelle les travaux envisagés depuis des années sur ce tronçon de route seraient gelés sous la pression des compagnies aériennes qui relient Bangkok à Angkor. Beaucoup de gens ne vont au Cambodge que pour voir ces fameux temples.
Rien à voir (ou peut-être si) mais on était étonnés du nombre de gros 4x4 sans plaque d'immatriculation qu'on pouvait voir partout. Selon le père de notre logeuse de Siem Reap (un cambodgien qui a passé sa vie en France et vient de rentrer dans son pays natal pour la retraite), il s'agirait de passe-droits pour des voitures de membres du gouvernement. Cela ferait partie des rares manifestations visibles de la corruption qui semble gangrener le pays.
Dès la frontière passée, tout change. Le minibus est propre et climatisé, les routes à deux fois deux voies nickel et goudronnées et la conduite de notre chauffeur plus sereine. On bascule dans un autre monde, celui de la modernité. Passage qui n'est pas sans nous rappeler, toute proportion gardée, la transition entre la Bolivie et le Chili.
On est super content de retrouver Bangkok, seul endroit traversé pendant le tour du monde où on avait déjà posé les pieds ensemble (sinon Boris connait un peu l'Inde du Nord mais pas Cécile).
Et ça tombe bien, c'est une ville qu'on aime bien !
Et comme tout le monde finit toujours par passer par Bangkok à un moment ou à un autre de son voyage, on y retrouve nos suisses tour-du-mondistes Anouk et Laurent et Marie, la parisienne avec qui on avait plongé en Australie. Retrouvailles bien sympas. Chacun décompte ses jours : Marie part le lendemain matin pour Paris (!!!), Anouk et Laurent ont encore un mois devant eux... et nous seulement 2 ! Vous vous rendez compte, l'angoisse : plus que deux mois de voyage !! Ca passe vraiment trop vite !
On a pile 5 jours devant nous avant de récupérer nos passeports, on décide de quitter Bangkok et d'en profiter pour aller à la plage !