mercredi 7 mai 2008

Le Northland en campervan




Tour du Northland, pointe de terre au nord de l'île du nord, en campervan, pendant huit jours.


On commence par la côte ouest, sur la mer de Tasman, sauvage, pour finir par l'est, côte déchiquetée où s'entremêlent bras de terre et bras de mer.

Il y a mille choses à voir, les routes sont tortueuses et on a envie de les explorer à fond.

On décide donc vite de changer nos plans pour se concentrer sur le Northland, en zappant la péninsule de Cormoran et le trajet jusqu'à Wellington qu'on avait planifiés au départ.

On apprend :

à conduire a gauche !








On adore :
Le matin, au réveil...













...découvrir les paysages auprès desquels on a posé le camper, la veille, alors qu'il faisait déjà nuit et qu'on ne pouvait que deviner les lieux !


Sur Piha beach, par exemple.
Seule une dune de sable noir nous séparait de la plage. Un surfer avait dormi dans sa voiture a côté de nous pour profiter des premieres vagues.














Ou sur la pointe de Riha, cul de sac occupé par quelques maisons isolées.

On cherche :

le kiwi !
Boris est persuadé d'en avoir vu un, sur le bas côté de la route, de nuit ; Cécile émet des doutes ; Boris proteste...






On a du mal a s'imaginer :

Quand on voit ces paysages qui nous font penser à un bon mix d'Irlande et de Bretagne avec un fort ascendant suisse, où tout n'est que paix, calme et tranquilité, on a du mal à s'imaginer qu'un peu plus d'un siècle auparavant ces lieux étaient un repère de baleiniers et de chasseurs de phoques avinés, pour la plupart anciens taulards d'Australie, et que Darwin, lors de son passage, a qualifié ces terres de "trou de l'enfer du Pacifique" !


Quand on parcourt ces paysages de collines rondes et verdoyantes où paissent vaches et moutons, on a du mal à s'imaginer qu'il y a toujours un peu plus d'un siècle, la zone n'était qu'une immense forêt peuplée de kauris, ces arbres géants uniquement surpassés en taille par les séquoias de Californie, et que la main de l'homme blanc a réussi à abattre en quelques décennies.





On est impressionnés :

par la mer de Tasman, toujours en colère, dont les vagues immenses frappent la côte à une cadence effrenée. A côté, le Pacifique ressemble à un lac pour surfeurs débutants.




Ici sur Ninety mile beach.












On se rappelle qu'on est français :



Paris s'en fiche, elle est loin, elle ! C'est ce que les néo-zélandais n'oublient pas de rappeller au passage...




...devant le monument dédié au Rainbow Warrior !
La bougie globe se recueille : elle découvre ce qu'ici on appelle un acte de terrorisme étatique !

On assiste, éblouis, à une démonstration d'une technique de planque des services secrets français.


On plonge :


aux Poor Knights Islands, que Cousteau décrit comme un des 10 meilleurs spots de plongée subtropicale au monde !

Bon. Jacques, on voudrait te dire qu'après des plongées polynésiennes de folie où on part en petits groupes sur des zodiacs, pou faire des rencontres sous-marines inoubliables, c'est assez rude de se retrouver sur un énorme bateau dans une ambiance certes très pro et commerciale (on te prépare ton sac, on te le porte...) mais aussi très impersonnelle, avec une eau à 17 degrés (même si on te sert un café brulant à peine sorti de l'eau et que le pont est équipé de douches chaudes), quand nos combis de 7 X 7 mm nous obligent à nous immerger avec un nombre de plombs invraisemblable à la taille et que, il faut bien le dire... on n'a pas vu grand chose sous l'eau !



On apprécie :

la liberté du campervan et le fait de se créer une ambiance de petite maison sur roulette, où on ne refait pas nos sacs tous les 2 jours et où on peut cuisiner nous-mêmes, avec de vrais ingrédients (par exemple on évitait d'acheter une bouteille d'huile d'olive quand on se balladait en bus en Bolivie !).


On trouve dommage :

Le fait d'être dans notre "bulle" de campervan, et dans un pays occidental de surcroit, rendent les contacts avec la population locale moins fréquents et on a l'impression de ne rien connaitre du mode de vie néo-zélandais.

Et enfin, on prend l'avion :

d'Auckland, où on rend notre camper avec regret, pour rejoindre la capitale : Wellington, au sud de l'ile du nord.