Nous rentrons dans la zone la plus sauvage de NZ, le sud de l'île du sud et la région des fjords.
La route ne permet d'accéder qu'à un seul d'entre eux, le Milford Sound.
Vieux réflexe (malheureusement) désormais inutile en voiture : sur la route, on repère mille endroits superbes et déserts où on aurait pu poser le camper pour la nuit.
Forêts de mousse et larges plaines d'herbe douce contrastent avec des murs de roc qui s'élèvent à pic au dessus de nos têtes.
Le lendemain matin, tôt, par un froid polaire (il a fait - 10 degrés dans la nuit), un bateau nous promène jusqu'à l'embouchure du fjord. On est 6 sur un bateau de 50 ;
ça a du bon le hors saison !
ça a du bon le hors saison !Et c'est à peine croyable ! On découvre que ce bon vieux Cook serait passé devant le fjord sans le voir. Cook, James Cook, dont nous avons l'impression qu'il nous a précédé partout à bord de son redoutable Endeahvour, flottant sous bannière anglaise, qui à une époque où voyager devait être légèrement plus compliqué que maintenant, parcourait les mers du sud, découvrait (enfin, du point de vue européen) et cartographiait le sud de l'Amerique du sud, la Polynésie, la Nouvelle-Zélande... On a l'impression que c'est lui qui a baptisé chaque mont, détroit, baie qu'on a croisés sur les rivages de notre route. En Australie on apprendra blasés que c'est évidemment lui qui a été le premier européen à poser le pied sur la côte est du grand continent, toujours accompagné de son botaniste, le fidèle Mr Banks, qui a rapporté en Europe un nombre invraisemblable de plantes, fleurs, graines inconnues jusque là dans nos contrées. A court de noms originaux, ils sont même allés jusqu'à appeler on ne sait plus quel site du nom du chien du second botaniste de l'équipage.

Les dauphins dansent à l'étrave du bateau ; ils viennent nous dire bonjour !


