Arrivée de nuit dans la capitale de l'Equateur, à 2 800 m d'altitude. Il est seulement 21 h et les rues traversées en taxi sont déjà désertes.
Première fois qu'on reprend l'avion depuis le début du voyage. Tous les petits détails de la vie quotidienne et les usages du pays sont à réapprendre, des bus que tu choppes n'importe où et pas forcément aux arrêts, au rythme de la journée (après 21 h il peut être très difficile de trouver un restau ouvert), en passant par la valeur d'une course en taxi (il n'y a pas toujours de compteur) ou les expérimentations toujours plus osées dans la cuisine locale...


La population change : tellement plus indienne que ce qu'on avait pu voir jusqu'à présent.


On découvre toute une partie de la ville en faisant la tournée des agences qui proposent des séjours aux Galapagos, vu que d'après ce qu'on a pu lire ou entendre, découvrir les îles par soi-même semble assez compliqué. Finalement, et parcequ'on veut plonger (difficilement compatible avec les croisières proposées), nous décidons quand même d'y aller par nous-mêmes et nous prenons un vol sec.
La capitale, encerclée de montagnes, rejette sur ses flancs les quartiers les plus pauvres, où l'électricité, l'eau courante et les rues goudronnées sont loin d'y être systématiques.





Conséquence ou pas, l'ambiance de la ville nous semble parfois tendue. Chaque pharmacie, chaque restau, chaque supermarché, etc s'offre les services d'un vigile armé jusqu'aux dents. Fusils à pompe de rigueur devant les banques. On n'a jamais vu autant de gens en armes à tous les coins de rue !
On assiste même à deux arrestations de "narcotraficantes" en plein après-midi, par l'armée, et sous l'oeil des caméras de télévision. "En vivo y en directo" comme nous le commente un passant désabusé. La foule de curieux se presse, tout le monde est dans la rue et "l'arrêté" serre des mains, passe des coups de fil sur son portable et répond aux journalistes. Coup de pub pour la répression anti-drogue ?
Le dimanche, les parcs sont envahis par les familles qui se gorgent de jus de fruits frais (spécialité équatorienne dont on abuse nous aussi) et on assiste à des spectacles de rue et à des parties de foot spontanées.
L'artère principale du centre est pour l'occasion réservée aux piétons et aux cyclistes.
Dans la cour du principal musée d'art de la ville, une exposition itinérante de photos de presse internationale présente les meilleurs clichés pris par des journalistes en 2006-2007 selon un jury néerlandais. Au détour de clichés dérangeants qui représentent le conflit en Irak ou la prostitution infantile en Afrique, on tombe sur une image de la France :
les rues de Paris où poussent les tentes de SDF distribuées par Médecins du Monde, commentée comme étant la seule façon de tenter de faire prendre conscience aux français de la misère qui les entoure...Bon, à vrai dire, il y avait une 2ème photo représentant la France.

Le 29 on prend un vol très très matinal qui nous emmène... aux Galapagos !
