mardi 1 avril 2008

Sud Lipez et Salar d'Uyuni


Ca y est, enfin prêts !
L'équipage est formé (Claire et Max, deux nantais qui passent un an en Amérique du Sud, vont partager notre route) ; les réserves d'essence et d'eau sont arrimées sur la galerie ; Nilda, la cuisinière, s'est chargée de la logistique et de notre approvisionnement ; Sebastian, le chauffeur au caractère marqué, a lustré le 4x4... On peut y aller !
Nous nous élançons pour 4 jours de traversée du désert du Sud Lipez, dans le sud-ouest bolivien, jusqu'au Salar d'Uyuni, au milieu des volcans, lagunes, geysers et formations géologiques des plus inattendues.

1er jour :

Au bout de 2 heures de route, et après avoir passé le Sillar (1ère photo du post), première crevaison pour la voiture qui nous précède.


Nous traversons plusieurs petits villages paumés au milieu de nulle part...

... jusqu'à arriver à San Antonio de Lipez, où nous passons la nuit.










Dès que le soleil disparait, le froid se fait durement sentir. Nous passons la nuit dans une maison en briques de terre, évidemment sans chauffage, aménagée en dortoir. On découvre les talents de Nilda qui, avec les moyens du bord, arrive à nous préparer des repas dingues.

Loin de toute source de lumière et à 4.000 m d'altitude, la voie lactée et les étoiles crèvent la nuit.

2ème jour :

Réveil à 4 h 30. Départ en pleine nuit sur une piste cahoteuse. On assiste à l'aube qui pointe et au lever du soleil. La luminosité et les couleurs évoluent à chaque instant.

Au milieu du désert. Pendant 4 jours, aucune végétation à perte de vue hormis quelques petites herbes rasantes.












Nos chouchous du trajet : les lamas, élégants jusqu'au bout des oreilles, que l'on croise de ci, de là, en toute liberté, et qui portent les couleurs de leur propriétaire. Plus raffiné qu'un marquage au fer rouge, non ?





Quantité de flamants dans la zone, qui doivent leur couleur rose aux micro-organismes qui constituent leur alimentation.

Passage de col. Nous roulons sur des routes parmi les plus hautes voies praticables, avec celles du Ladak en Inde.



Les roches prennent des teintes bariolées du fait de l'oxydation des minéraux qui la composent.






Pique nique au bord de la laguna blanca et de ses eaux thermales chaudes.



On discute longuement avec Sebastian et Nilda des problèmes politiques de la Bolivie. En tant qu'indigènes, ils soutiennent naturellement à fond Morales et pensent qu'après le referendum du 4 mai et l'adoption de la nouvelle constitution, une nouvelle Bolivie va naître. En cas de victoire, les actuels grands propriétaires terriens risquent d'être dépossédés de leurs propriétés au profit des petits exploitants, qui actuellement travaillent sans rémunération, contre le logement et le couvert, d'après ce que nous disent Sebastian et Nilda qui les considèrent comme des esclaves modernes. Nouvelle Bolivie... sauf si Santa Cruz gagne son pari et proclame son indépendance, ce qui risquerait de mener le pays vers des troubles encore plus importants.


La laguna verde avec en toile de fond le volcan Licancanbur, à cheval sur la Bolivie et le Chili.







A près de 5.000 m, immensité de geysers bouillonnants avec leur inévitable odeur de souffre.
Boris et ses petits amis des geysers :



3ème jour :

La nuit dernière a été la plus froide : - 15 degrés, avec en début de soirée la magie de quelques flocons.

La laguna colorada



Tout au long de ces 4 jours, on reste juste éblouis et toujours surpris par la diversité et la richesse de ces paysages, certaines teintes n'apparaissant qu'à un moment précis de la journée.




















Un plant de quinoa, ça ressemble à ça ; on peut en trouver aussi des jaunes, des noirs... Cette plante traditionnelle, déjà cultivée à l'époque des incas, commence à devenir inabordable pour les boliviens, depuis qu'elle est à la mode et exportée vers les pays occidentaux.







4ème jour :

Départ a 5 h pour voir le soleil se lever sur le salar d'Uyuni, lac recouvert d'une croute de sel qui s'étend à perte de vue ; le plus grand salar du monde. Dément !






C'était notre participation au stage d'expression corporelle "Libère ton corps et ton esprit".





Et au milieu du Salar : l'l'île du pêcheur, habitée seulement par... des cactus géants !

Vous nous voyez ?











Pause devant un hôtel de sel ; la veille on a d'ailleurs eu l'occase de passer la nuit dans un hôtel similaire à l'entrée du salar.





Aux abords de la ville d'Uyuni, le sel continue à être exploité.


Le point final du tour se trouve à Uyuni, où nous lachons nos chouettes coéquipiers. Sebastian nous trouve un 4x4 qui redescend vers la frontière chilienne.


5eme jour : Le transfert et la neige

Nuit d'étape dans un village.

Le départ, initialement prévu à 4 h du mat', est finalement reculé à 5 h, en raison de... la neige qui est tombée à gros flocons toute la nuit. Au réveil, tout est blanc et on découvre des sites vus il y a quelques jours sous un aspect complètement différent !

Le désert de Dali sous la neige, et le désert de Dali quelques jours plus tôt :




Frontière Bolivie - Chili : à 4.000 m, échange de passagers entre les 4x4 chiliens et boliviens, l'entrée sur le territoire voisin étant strictement interdit.