dimanche 13 avril 2008

Rapa Nui... l'île de Paques



Officiellement chilienne, l'île de Pâques nous projette directement dans le monde polynésien.






C'est un vrai tournant dans notre périple. Jusqu'à présent, notre tour du monde empruntait exclusivement les routes sud-américaines et on avait du mal à s'imaginer, au cours du même voyage, découvrir d'autres univers, d'autres cultures. C'est chose faite !









Selon la théorie aujourd'hui la plus communément admise par les historiens, les premiers habitants de Rapa Nui débarquaient de Polynésie sur leurs pirogues à balanciers.
Ils ont développé une mythologie originale, en sculptant, dans une carrière située au milieu de l'île, des statues sacrées représentant leurs ancêtres et installées sur des ahu, plateformes cérémoniales, tournés vers la tribu qu'ils protégeaient.






Ce sont les fameux Moais !



Les habitants de Rapa Nui ont bientôt été pris d'une frénésie de scuplture de Moais ! C'était à la tribu qui en construirait le plus grand nombre, le plus grand en taille, le plus beau... jusqu'à en délaisser leurs activités plus quotidiennes. Ceci entrainait la raréfaction des ressources pour faire les Moais et des guerres pour prendre le contrôle de la carrière. Rien de bien neuf, quoi !




Plusieurs théories s'affrontent sur le point de savoir comment ces énormes blocs taillés dans la pierre ont pu être déplacés à travers l'île.







Des Moais, on en croise partout et dans tous les états.



Moai bourré








Moais à la plage :





La plus grande bande de Moais du Pacifique









Moai au piercing, celui qui a lancé la tendance ; depuis, toute l'île s'arrache le diams "bougie globe" !






A quoi songe le Moi ?




Moais rebelles, les seuls tournés vers le Pacifique :




Moais endimanchés :



Moai de Cécile :





Moais abandonnés dans leur carrière (une infime partie des Moais sont arrivés à destination, du fait essentiellement des luttes tribales) :


Moais boudeurs











Sunset de Moais









A part les Moais, on voit aussi des chevaux sauvages, partout, en toute liberté, se promener dans l'île.











Et nous, on randonne (sous la pluie), on loue un scooter pour sillonner l'île...











... et on plonge !



Plongée peu riche en faune car très faible concentration de plancton, mais du coup, une luminosité et des eaux tellement pures qu'elles en deviennent violettes ! Jamais vu ça !
(pour nos amis les plongeurs -et pour les autres- vous pouvez aller consulter notre post "carnet de plongée", à créer ;-))


Orongo, site (au bord du cratère de l'un des trois volcans de l'île) consacré après que les Moais aient été abandonnés au profit du culte de l'homme-oiseau.





Chaque année à la même époque, une compétition opposait les jeunes hommes de chaque tribu ; le vainqueur devenait chef de l'année. Il lui fallait être le premier à atteindre à la nage les motu (petites îles) situées à proximité du site et à en rapporter l'oeuf d'un oiseau qui venait y pondre au printemps.



(ce sont les aussi les îles où nous sommes allés plonger)