Officiellement chilienne, l'île de Pâques nous projette directement dans le monde polynésien.
C'est un vrai tournant dans notre périple. Jusqu'à présent, notre tour du monde empruntait exclusivement les routes sud-américaines et on avait du mal à s'imaginer, au cours du même voyage, découvrir d'autres univers, d'autres cultures. C'est chose faite !
Selon la théorie aujourd'hui la plus communément admise par les historiens, les premiers habitants de Rapa Nui débarquaient de Polynésie sur leurs pirogues à balanciers.
Ils ont développé une mythologie originale, en sculptant, dans une carrière située au milieu de l'île, des statues sacrées représentant leurs ancêtres et installées sur des ahu, plateformes cérémoniales, tournés vers la tribu qu'ils protégeaient.
Ce sont les fameux Moais !
Des Moais, on en croise partout et dans tous les états.
Moais à la plage :
Moai au piercing, celui qui a lancé la tendance ; depuis, toute l'île s'arrache le diams "bougie globe" !
Moais endimanchés :
Moai de Cécile :
Moais abandonnés dans leur carrière (une infime partie des Moais sont arrivés à destination, du fait essentiellement des luttes tribales) :
... et on plonge !
Plongée peu riche en faune car très faible concentration de plancton, mais du coup, une luminosité et des eaux tellement pures qu'elles en deviennent violettes ! Jamais vu ça !
(pour nos amis les plongeurs -et pour les autres- vous pouvez aller consulter notre post "carnet de plongée", à créer ;-))
Orongo, site (au bord du cratère de l'un des trois volcans de l'île) consacré après que les Moais aient été abandonnés au profit du culte de l'homme-oiseau.
Chaque année à la même époque, une compétition opposait les jeunes hommes de chaque tribu ; le vainqueur devenait chef de l'année. Il lui fallait être le premier à atteindre à la nage les motu (petites îles) situées à proximité du site et à en rapporter l'oeuf d'un oiseau qui venait y pondre au printemps.