"Nasi Goreng", le blog par Sandrine :
Puis détour par un marché qui vaut le coup. Nous nous délectons des odeurs de voyage et de la profusion d’inconnu ; les enfants trouvent que ça pue horriblement.
Arrêt à d’autres marchés plus puants les uns que les autres ; mais très richement alimentés. On sent qu’on est au croisement des agricultures, au nœud d’échange des spécialités locales. On ne peut malheureusement pas gouter à tout ; mais on tente les brochettes, en arrêtant à temps la main qui va verser le chili… Un festin de gamins…et une autre leçon de relativité : qui n’a pas gouté la faim ne se réjouit pas d’une brochette dans un marché puant.
Visite du temple dont on a tous oublié le nom ... mais il est très joli !
Arrêt à d’autres marchés plus puants les uns que les autres ; mais très richement alimentés. On sent qu’on est au croisement des agricultures, au nœud d’échange des spécialités locales. On ne peut malheureusement pas gouter à tout ; mais on tente les brochettes, en arrêtant à temps la main qui va verser le chili… Un festin de gamins…et une autre leçon de relativité : qui n’a pas gouté la faim ne se réjouit pas d’une brochette dans un marché puant.
Visite également du palais de justice de Klungklung, son pavillon flottant, son musée, où les enfants sont initiés à une sorte de "balafon".
Au cours de ce trajet, certains se trouvent des vocations inattendues :
Thaïs, tisseuse le jour...
Nous... danseurs traditionnels ! Et oui, Boris n'est pas QUE chorégraphe.
Et les 3 soeurs... qui se reconnaissent instantanément dans les 3 beautés qui ont inspiré nombre de fresques et tableaux balinais !
Arrivée sur Sidemen, ville de nulle part, sans touristes, sans bémo (comment on va faire pour en repartir ???).
Mais avec rizières et forêts « vierges » !
Bon hôtel en terrasse dans la forêt. Jules et moi arrêtons un transport public, tout le monde dans la remorque, afin d’évaluer l’infrastructure, et le moyen de repartir d’ici. La discussion reprend son cours… le chauffeur hèle un jeune en mob qui va nous chercher son oncle… La jonction est faite. Nous négocions notre départ de la ville dans deux jours, et une virée dans les rizières en prime.
13/07/08
Très belle ballade, éreintante sur la fin (de 5h), dans les rizières.
Le guide Newman (c'est le prénom de tous les 2èmes fils des familles de sa caste, la plus basse des trois castes que connaissent les hindous d'Indonésie, ce qui se limite presque aux balinais en somme) nous explique le caféier, le clou de giroflier, le cacaotier, le salaire moyen d’un indonésien (800.000 rupiahs par mois, soit l'équivalent de 50 - 55 euros), le cours du riz, la poussée du riz…
Le soir, de la musique retentit, comme la veille, au loin dans la forêt. L’appel de la jungle. Nous partons à dos de cyclo sillonner le pays de nuit pour trouver la fête. Que nous ne trouverons jamais. Mais belle ballade nocturne. A presque la pleine lune. Rencontre de lucioles, crapauds, et de conducteurs - chauffeurs de cyclos français très sympas.
14/07/08
Changement de programme et de cap au petit jour. Nous repartons sur Ubud pour cause de crémation royale qu'on ne veut louper à aucun prix.
Changement de programme et de cap au petit jour. Nous repartons sur Ubud pour cause de crémation royale qu'on ne veut louper à aucun prix.
La veille au soir, je suis allée voir la femme du guide Newman tisser dans un coin de sa maison, comme toutes les femmes, de la plus jeune à la plus âgée, à Sidemen. Et très beau tissage. Visiblement, tout le monde fonctionne sur le même mode : les femmes bossent dans les rizières, et sur leurs métiers à tisser ; je ne compte bien entendu pas le boulot des gosses et de la maison... 400.000 roupiahs chaque pièce de broderie... On imagine avec Newman un business entre Sidemen et Roquettes. On verra.
Sur la route d'Ubud, nous passons par le temple de Besakih, le temple "le plus" vénéré de Bali ; un de plus ?
Et par un autre plus décati mais qui nous plait beaucoup car il n'y a personne.
Cols, vue splendide et prémices de flans de volcans... avec quelques grappes insistantes de vendeurs de conneries pour touristes.
Arrivée à Ubud vers 18 heures. Crémation oblige, tous les hôtels sont combles. Mais notre "équipe démerde" nous trouve trois hôtels peu éloignés les uns des autres, pendant qu'une fois de plus je garde les bagages (j'aime cette participation passive au voyage). Nous sommes sur Monkey street... Les enfants vont pouvoir se lancer dans leur étude comparative des mieux logés (critères : piscine, menus au petit déj, luxe et voluptés potentiels). En fait, tout le monde est content ; ça fait parfois du bien de se séparer les uns des autres ! J'ai récupéré Eliott avec les filles, Elsa et Pascal ont Tom et Lukas, et Juliette, Bob et Cécile se partagent une chambre.