mardi 22 juillet 2008

Yojakarta (prononcez "Djodja")

"Nasi Goreng", le blog par Sandrine :

"Départ le lendemain matin pour Yojakarta. Une route sans fin dans une ville sans fin... 10h étouffantes et longues dans des bourgades qui s'étendent sans discontinuer et avec un trafic très dense. Incessant. Nous sortons moulus de l'épreuve. Et nous nous posons dans le premier hôtel qui veut bien de nous. On n'a pas cherché, pas prémédité, pas réservé... on ne va pas râler. Piscine!


Nous voilà dans Djodja. Le charme tant vanté de la ville m'échappe totalement. Pas à Eliott. Fausses marques. Batiks. Fausses marques. Batiks. Nous ne faisons que ça : des courses. Et même une galerie marchande, et jusqu'à un Mac Do ! C'est fort.

Visite du sultanat. Il ne reste rien. Mais avec de l'imagination, on peut compenser. Bof."


Borobudur :


Plus grand temple boudhiste au monde. Boudhiste... jusqu'à présent Bali nous a plus habitués aux rites et au style hindou et on voit là nos premiers boudhas.

B. & B. en pleine méditation.


















Il parait que ça porte bonheur de toucher sa main, ou son pied, selon qu'on est un homme ou une femme :

















"Ce n'est pas l'émotion du Tajmahal. Et la photo qu'on a dans nos chiottes à la maison est bien plus attrayante. Il faut le voir du ciel. Les photos de magazine sont 100 fois plus prometteuses que ces quelques cloches ramassés en un tas un peu aplati.

















Mais les fresques sont intéressantes.
Nous on a vachement aimé les fresques qui couvrent des kilomètres et des kilomètres de mur ; quelques exemples :


Prambanan ; c'est le temple suivant :




L'hindouiste après le boudhiste. Les sites sont à moitié fermés à cause des tremblements de terre qui ont mis à mal les temples.




















Ce qui nous plait le plus au fond, c'est la visite de l'hôtel hors de prix "imitation Borobudur" et assez laid finalement (j'entends déjà tous les enfants se récrier), mais au vrai luxe, au guide tout à fait charmant et intelligent, et au parfum de Maryse ! "Ca sent Maryse" a dit Thaïs en entrant dans le hall où brûlait un encens délicat. Apprenant que c'était la grand-mère, le guide nous en a offert un petit bouquet. Nous avons droit à une visite en règle jusqu'au téléphone dans les toilettes, qui passionne les enfants (et nous même d'ailleurs). Tom repart, tout désolé d'en repartir... "Y a vraiment pas moyen de rester ?" "Y a pas moyen".

Scènes de marché :

"Maman, on le prend ?! Il est si doux..."
















Ca amuse beaucoup Lukas de nourrir sa mère avec les spécialités qu'il n'ose pas gouter !
















"Djoja, dernière matinée ; nous enfourchons nos bicyclettes pour la campagne. Mais il faut d'abord quitter la ville. C'est assez osé, mais nous tenons notre rang dans le fleuve de voitures, de vélos, de camions qui font tressaillir Leïla à chaque coup d'avertisseur. Et dès que nous déboulons dans la campagne, c'est sympa, et hyper instructif ; nous sommes dans la vraie vie ; on comprend enfin, et le tout à vélo ce qui nous vaut une bonne partie de rigolade et de plaisir. Les enfants coupent le riz, le battent, avec les outils des faucheuses qui s'interrompent pour nous, fabriquent des briques, les cuisent, et découvrent avec horreur la composition des beignets dont on s'est nourri pendant tout le voyage. "Lavez vous bien les mains avant de manger !" me rappelle ironiquement Leïla, en découvrant la couleur des pieds et des mains de celui qui actionne la pâte coulante de thon séché dehors, et sur laquelle roulent mobylette et poulets pleins de grippe aviaire."
La veille, nous sommes déjà rentrés avec Elsa, Pascal et Lukas sur Bali... pour ne pas mettre toute la famille dans le même avion black-listé (toutes les compagnies indonésiennes le sont)... Et accessoirement parce que Elsa et Pascal s'envolent demain pour Paris !