lundi 17 mars 2008

Avant de quitter le Pérou...

Une grève des transports nous bloque à Puno, ville côtière péruvienne du Titicaca et nous empêche de prendre le bus pour la Bolivie.
On étudie l'option de prendre un colectivo (taxi partagé) mais tous les chauffeurs refusent au motif que les manifestants les canardent de pierres lorsqu'ils s'aventurent à transgresser la grève. Il faut dire que l'enjeu de la manif les intéresse également puisque les revendications portent sur la hausse de 150 % du prix du péage de la route transfontalière...
On prend donc notre mal en patience pour une journée car Puno ne présente strictement aucun intérêt !

Avant de quitter le Pérou, on voulait aussi vous dire :

- Quand vous sentez le sol trembloter sous vos pieds, il faut vite chercher le "S" magique de l'endroit où vous vous trouvez.

C'est la pancarte qu'on trouve obligatoirement dans tous les lieux publics et qui indique la zone de sécurité en cas de tremblement de terre.
Bon, nous on n'a pas eu à essayer !







- On a tous le souvenir du stupide petit animal rongeur qui passe ses journées à tourner dans une roue et qui ne sent pas toujours la paille fraiche... Et bien ici, on le mange ! Roti, grillé, frit, en entier, à toutes les sauces, le cochon d'inde (il s'agit en réalité du cochon des Andes) était un met déjà apprécié à l'époque des Incas et de leurs prédecesseurs. Bon, nous qui ne sommes pas Incas, n'avons que très moyennement apprécié sa chair trop élastique...

- Mondialisation oblige, la presse parle d'une problématique bien connue dans nos contrées. A notre grand étonnement, le textile péruvien est lui aussi en crise du fait des importations massives en provenance de Chine ! Dépaysant, non ?

- Contre le mal d'altitude, le meilleur remède reste les bonnes vieilles recettes de grand-mère : le mate (infusion) de muña (herbe mentholée qu'on trouve partout dans la montagne et qu'on peut aussi inhaler en la frottant dans ses mains) ou de feuilles de coca. Le Pérou est le 2ème producteur de coca au monde et la culture en petite quantité reste autorisée au niveau local car l'usage en est traditionnel.


Bref, on aurait encore 1.000 choses à vous dire sur notre quotidien péruvien, mais désolés, la Bolivie nous attend ! Hasta luego !