A peine la frontière passée (simple formalité depuis le Pérou), nous prenons le premier bateau depuis Copacabana pour l'Isla del Sol.
Nous échangeons longuement avec le patron du restau, très impliqué dans la vie politique et sociale de l'île. Il nous explique les difficultés d'intégration de la population indigène, pourtant nettement majoritaire, et les fortes espérances placées en Evo Morales, le premier président indigène de l'histoire bolivienne élu en 2006. Il nous raconte comment ceux qui ne savent ni lire ni écrire votent à l'aide de couleurs, que jusqu'à la fin des années 70, les indigènes étaient interdits d'accès à l'université, et que selon lui la nouvelle constitution soumise à réferendum en mai prochain ne pourra qu'être adoptée...
Le soleil, la lune et les étoiles ont surgi des eaux du lac sur l'Isla del Sol... tout du moins selon la version qu'en donnent les incas... C'est également sur cette île bénie des dieux que serait apparu Viracocha, le dieu barbu à la peau blanche et de grande taille, et que serait née la civilisation inca.
Face à l'île, sommets boliviens enneigés.
De retour à Copacabana, on visite son imposante cathédrale, lieu de pélerinage dédié à la Vierge, avant de rejoindre La Paz en bus.
Il s'agit d'un lieu saint pour les voitures également ! Tous les jours à 13 h, les chauffeurs de taxis du pays viennent y faire bénir leur nouvelle voiture (la "benediccion de movilidades").
La route traverse un bras du Titicaca ; effervescence et confusion au niveau des bacs qui font la traversée en ces journées de trafic intense.