vendredi 15 août 2008

Delta du Mekong



On quitte Saïgon par voie d'eau.



Première d'une longue série de remontées ou descentes de fleuve en bateau ; on part de Saigon pour arriver au coeur du Delta du Mekong, à Can Tho.




Dans le delta, plat à perte de vue, fait de rizières et de cours d'eau, toute la vie tourne autour du fleuve.


On y vit, on s'y déplace, on y transporte mille choses ; les buffles, les vêtements... et les hommes parfois, y sont lavés, les enfants y jouent, on y pêche, on y fait son marché... Le fleuve est la source d'approvisionnement en eau et aussi... le mode d'évacuation. On se demande dans quelle mesure c'est compatible !



Pour notre premier tronçon, notre embarcation est une petite vedette (sorte de batobus) et le cours d'eau est large ; on y croise de gros porte-containeurs qui viennent décharger leur cargaison à Saigon.


On est encore en période de mousson mais elle touche sa fin. On peut bien circuler.


L'eau a une couleur café crème (on en boirait !) du fait des alluvions ; partout elle charie une espèce de plante grasse aquatique qui flotte.







Tout juste débarqués à Can Tho, on se trouve salués par Ho Chi Minh himself :



On part en périphérie de la ville, dans le petit village de Cai Rang, où on loge chez un français qui y tient une pension.


Ici, même les stations services occupent le milieu du fleuve,
grâce à Petromekong !







Qui photographie qui ?








Aucun restau ou gargotte dans les parages. Pour notre premier soir, on file sur le marché le plus proche (terrestre pour une fois), et chacun y trouve un truc à se mettre sous la dent : du maïs grillé pour Anne et Boris, du tofu frit pour Cécile, un sandwich pour Aimery qui est le seul à oser tenter l'expérience vu l'allure du machin, et en dessert, un savoureux gâteau de riz gluant pour tout le monde ! La nuit tombée, un café en plein air tourne ses tables basses et petits fauteuils vers un grand écran ; séance Cinema Paradiso !
Le gang du marché de Cai Rang !









Le gros attrait de Cai Rang, c'est son marché flottant, qu'on visite dans une petite embarcation locale, manoeuvrée à l'aide de deux longues rames.




















Tête de gondole mode Vietnam. Tout se qui se vend sur le bateau est annoncé.



Notre conductrice.












La ballade se poursuit dans des cours d'eau de plus en plus
étroits. On plonge au coeur d'une végétation qui forme un rideau derrière lequel se cachent maisons et vergers.




Pause dans l'un des vergers justement, où un vieil homme nous fait gouter les fruits tropicaux qui y poussent. Il a tout de suite vu à qui il a à faire et offre à Boris et Aimery une liqueur à réveiller un mort, macérée dans un bocal rempli d'oiseaux morts et de serpents. Ils assument et font bonne figure en avalant le breuvage ! Notre vieil homme en prend aussi une grande rasade et nous assure que c'est le secret de sa longévité et de sa bonne santé ! Cécile et Anne sont hyper contentes d'être exclues de l'histoire !! A la place, on leur sert un petit verre d'une eau de vie délicieusement fruitée.

Les moteurs typiques des barques asiatiques, qu'on va retrouver au Cambodge et en Thaïlande.







Le soir, c'est fiesta ! On sort la bougie globe d'anniversaire pour un apéro pris sur la terrasse de la maison où on loge, avec saucisson made in France apporté par Anne et Aimery dans leurs bagages (ça devient une coutume pour les anniv') et petite bouteille de vin blanc offerte par Yannick, notre hôte.








On file en taxi diner en ville, sur Can Tho, dans un restau gigantesque en plein air, blindé (on est samedi soir) et où les convives portent des toasts à tour de bras. Un musicien du restau vient s'asseoir à notre table et enchaine les airs français qu'il connait, des vieilles chansons du temps de nos grands-parents à "Aline", de Christophe, en passant par Françoise Hardy. Ok ça date un peu, mais il chante hyper bien et on l'accompagne. Fin de soirée dans l'un des petits bars installés à même les trottoirs. Une année est passée pour Cécile !

Le lendemain matin, départ en bus pour Chau Doc, toujours dans le delta, à la frontière avec le Cambodge.
Notre quotidien depuis plus de 8 mois :




Une des rares photos de nous deux sur la route, sur le chemin d'une station de bus, d'une gare, à la recherche d'un hôtel ; on confie rarement notre appareil photo à des inconnus vu notre mobilité réduite dans ces moments là !


Une can-thonaise à qui on trouve fière allure !






A peine descendus du bus, une nuée de cyclos se précipite vers nous (on est les seuls touristes), pour nous proposer de nous amener en centre-ville. On n'avait pas encore vu jusqu'à présent ce mode de locomotion si typique du Vietnam et utilisé par tous à Chau Doc.


Petit temple chinois ; les bonzes-élèves jouent au foot dans la cour, un monsieur y dort, deux femmes papotent, ici les lieux de culte sont aussi des lieux de vie.









Des villages flottants occupent toutes les berges aux alentours de Chau Doc.




Un soir sur le Mekong...








Nouvelle ballade en bateau dans ces villages.














Les maisons flottantes sont de véritables fermes aquatiques, les poissons sont élevés dans des nasses sous la plancher de la maison.





















On pose pied à terre dans un village Cham, peuple musulman du Vietnam et du Cambodge.












Le marché de Chau Doc :



Que des préparations à base de poisson ; il y règne une odeur certaine, mais ça ne nous coupe pas l'appétit.
















Virée à scooter pour découvrir le delta côté terre.


On a mal choisi notre journée. Une pluie de mousson torrentielle s'abat sur nous. Entre deux accalmies, on trouve refuge dans les temples du coin,




au kitsch achevé,



















ou dans des gargotes de bord de route, adossées aux maisons.












Japanese style...





ou troupeau de biches (private joke, déssolés).





Le delta est plat et bien inondé. Malgré la pluie on aime bien se promener dans les terres. Anne et Aimery y voient leurs premières rizières.






Des maisons sur pilotis partout au bord des routes.










La journée se finit moins bien, de façon accidentée, par une petite cascade à moto involontaire, en descente sur des graviers mouillés... Plus de peur que de mal. Faute de dispensaire de confiance, on lave les blessures à coup de betadine et on colmate avec des steristrips miraculeusement trouvés dans la pharmacie du coin.


* * *

Le jeu du post
Un intrus s'est glissé dans la photo ; cherche-le et entoure-le en rouge :