Départ du pays Toraja en bus de nuit, directement après le trek. Arrivée au petit matin à Macassar ; on enchaine ; changement de gare routière ; négo sévère pour trouver un véhicule qui nous emmène à Bira, à environ 250 kms à l'est, le long de la côte.
On finit par grimper dans un bus (un vrai 5 poubelles), pour un de nos pires trajets !! Cécile trouve une place assise après avoir escaladé les sacs de riz et diverses denrées qui envahissent le bus ; Boris s'allonge plus ou moins sur ces mêmes sacs. Ca fume dans tous les sens (les gens et le moteur...), la chaleur est étouffante et la route non pavée dégage une poussière qui nous achève.
En plus on s'arrête tous les quarts d'heure pour filer un billet à la police locale ou pour continuer de charger du frêt dans le bus déjà croulant.
Pas mécontents quand on arrive à Bira vers 15 h...
Bira, avec ses jolies plages qui ont du avoir leurs heures de gloire il y a quelques années mais qui sont devenues beaucoup moins fréquentées aujourd'hui. Comme tout le reste des Sulawesi d'ailleurs. Parmi les diverses explications entendues (la crise, les attentats de Bali...), celle qui nous semble déterminante : le fait que toutes les compagnies indonésiennes qui assurent les vols intérieurs sont blacklistées avec comme conséquence immédiate un abandon de ces destinations par les tours operators qui drainaient un flot de touristes important. On ne s'en plaint pas, les lieux sont à nous. Moins drôle pour les locaux qui en vivent. On s'est même perdu vers l'ancien Novotel du pays Toraja, dont le terrain de tennis est aujourd'hui recouvert par la végétation.
Encore une fois, on loue un scoot pour parcourir la région.
On se trouve au beau milieu du pays Bugi, lui aussi avec son architecture propre et, surtout, connu comme le meilleur chantier naval du sud-est asiatique.
Tout est fait manuellement, en bois, sans clous si on veut vraiment respecter les usages. Des bateaux en construction s'alignent à perte de vue le long des plages.

Le 10, on quitte le sol indonésien, via Bali un fois de plus. On y aura passé 1 mois et demi, le pays où on est resté le plus longtemps, et pourtant on est loin loin loin d'avoir tout vu. Ici aussi, il faudra qu'on revienne !


