mardi 12 février 2008

Autour de Quilotoa


Nous laissons le gros de nos affaires à Latacunga et partons pour une virée de trois jours dans les Andes profondes.
Le bus qui doit nous conduire au petit village de Chugchilan est blindé et nous nous retrouvons debout, serrés comme des parisiens sur la ligne 1 à l'heure de pointe (souvenirs, souvenirs...), jusqu'au moment où un passager partage un semblant de banc avec Boris... après que Cécile ait fait remarquer qu'il était trop grand et ne tenait pas debout ! Ce qui fait rire tout le bus !!


Le car de ramassage scolaire du village de Sigchos, qui ferait frémir d'horreur toute bonne mère de famille française...
En Equateur, les écoliers et collègiens portent des uniformes dans le plus pur style british.


Après 5 h d'une route chaotique dans des paysages incroyables, nous arrivons à Chugchilan, à 3 200 m d'altitude, situé sur un plateau qui borde un canyon.


Nous descendons le canyon le lendemain matin, pour le remonter de l'autre côté et poursuivre notre ascencion jusqu'à la lagune de Quilotoa, à presque 4 000 m d'altitude. Un bon dénivelé. Le coin traversé est sauvage et superbe.




Notre premier lama !!!






Pause dans le petit village de Guayama. Les enfants, d'abord craintifs, se pressent ensuite autour de nous.



Nous arrivons à Quilotoa, au sommet du cratère de l'ancien volcan, au fond duquel un lac s'est formé.











Des enfants croisés lors de la ballade nous indiquent "leur" hôtel. En fait, il s'agit d'une auberge gérée par la communauté du petit village de Quilotoa.
L'endroit est rustique mais nous plait. On décide d'y passer la nuit.

Dans la journée, les gens du village viennent y suivre un formation dispensée par une ONG, le matin sur le métier de guide et l'après-midi sur les notions élémentaires d'hygiène et de nutrition.


Partout, les montagnes sont recouvertes d'un patchworck de cultures. Hommes et femmes exploitent la moindre parcelle de terres sur des pentes vertigineuses.





Nous "redescendons" à quelques 3 000 m, au village de Saquisili où se tient le marché du jeudi, l'un des plus importants d'Equateur.






Après ces trois journées au coeur des Andes, nous sommes imprégnés de ce que nous appelons "l'odeur andine", un mélange de feu de bois et de peau de cochon grillé... Hmmmm...