jeudi 14 février 2008

Baños, sous le regard du Tungurahua

Je fume, je gronde, je crache, j'ai des rougeurs... Qui suis-je ???
Noooon ! Je ne suis pas Boris !!...
Je suis... le Tungurahua ! Un des nombreux volcans équatoriens, qu'on a cru endormi pendant longtemps, qui s'est soudainement réveillé en 1999 et dont la dernière véritable éruption remonte à l'été 2006 !
Là, vu depuis Latacunga :

Bon, ce qui nous amuse moins c'est que depuis 15 jours, il fait de nouveau parler de lui, provoque déplacements de population, jets de pierres sur ses flancs, et pluies de cendre qui atteignent certaines villes à plus de 50 km.

Et que nous comptions nous rendre à Baños, située au pied du volcan...

Tout les équatoriens ont beau nous affirmer que Baños est protégée par une arête rocheuse et qu'on n'y craint rien, n'étant pas familiers des volcans en activité on ne sait pas trop quoi faire. Cécile s'imagine déjà dans un mauvais remake de Pompéi !

Finalement, l'alerte rouge passe orange et nous décidons d'y aller pour une ou deux journées.
Aucune crainte une fois sur place.

La grande activité du moment consiste à aller de nuit sur la montagne d'en face pour tenter de voir les rougeoiements de lave.

Et l'avantage : on découvre de façon privilégiée cette ville en temps normal envahie de touristes, qui y viennent entre autres pour ses thermes naturels.

On part à vélo sur la route des cascades qui descend vers le bassin amazonien.












Plus on avance, plus on s'enfonce dans la forêt tropicale.













On s'arrête chez Diego et Irma, jeunes argentins rencontrés au Quilotoa, qui tiennent un restau situé pile face au Paillon del Diablo, la plus grande cascade de la vallée.





















Tout s'est construit à partir de la lave : les montagnes... et même les églises...