Le trajet en bus pour Cuenca, troisième ville d'Equateur, est plus long que prévu.
Il pleut toujours ; des éboulements de terrain coupent la route, obligeant notre bus à emprunter voies secondaires et chemins de terre.
Retour sur la route principale. Les pelleteuses déblaient la voie.
Les pluies torrentielles qui durent depuis des semaines causent de plus en plus de dommages au pays. La côte est particulièrement touchée et de nombreux habitants se retrouvent sans abri, leurs habitations étant envahies et/ou isolées par les eaux. La situation est catastrophique pour les cultures, inondées.
Le 20 février, le gouvernement proclame enfin l'état d'urgence, qui permet de débloquer des fonds pour les populations sinistrées.
En route, nous nous arrêtons pour visiter Ingapirka. Notre premier site inca. Le mythe !!
Le chemin des incas, qui relie Quito à Cuzco passe par là.


Au fond, le temple du soleil, qui forme une élipse parfaite. Rareté architecturale inca. Il semblerait qu'il s'agisse d'une de leur seule construction de forme elliptique.
Dans le bus, nous tombons par hasard sur Jorrit, rencontré au Quilotoa, retrouvé à Baños, et qui va nous accompagner pendant notre séjour à Cuenca.
Cette ville colorée a connu son âge d'or quand elle produisait la révolutionnaire quinine et les
panama hat que tout le monde s'arrachait dans la première moitié du XXème siècle.
Elle reste cossue et agréable à vivre.
Cécile n'en profite pas vraiment. Première intox alimentaire du voyage. On soupçonne le café du petit-déj qu'elle a bu à Alausi, alors que la ville était privée d'eau depuis 24 heures...
Pour la petite histoire, Cuenca était un site inca majeur, qui rivalisait avec la fondatrice Cuzco. Il ne reste quasiment aucun vestige de cette cité, les conquistadores ayant utilisé les pierres des édifices incas pour batir la ville coloniale.
Fait divers : Melle C. et M. B. échappent in extremis à l'attaque à la glace au chocolat.
En quittant leur hôtel chargés de leurs encombrants sacs et en chemin pour le terminal de bus, M. B. rentre dans une gargotte pour acheter une bouteille d'eau. Pendant ce temps-là, un individu interpelle Melle C. en lui faisant remarquer que ses cheveux et son sac-à-dos sont couverts de glace au chocolat (ce qui est vrai !...). Un autre individu tout à fait serviable arrive à point nommé, serviettes en papier à la main, compatissant sur la mésaventure de Melle C. Il tente obligemment de la délester de son sac pour mieux l'aider à tout nettoyer. M. B. sort fort opportunément de la gargotte. Juste à temps pour réceptionner la besace V.I.D. ("Very Important Documents") que Melle C. lui tend en s'exclamant : "C'est la technique du ketchup !!". Les piètres félons prennent la fuite. Le vol a été évité de justesse...
Conseil aux lecteurs : Ce genre de mésaventure peut aussi vous arriver avec d'autres parfums, tels que vanille, mangue ou ananas.