lundi 29 septembre 2008

En route vers Pondichery !

On s'apprête à faire la grande traversée de l'Inde d'ouest en est pour rejoindre Pondichery, dans l'Etat du Tamil Nadu qui se partage, avec le Kerala à l'Ouest, la pointe sud du sous-continent indien.

Première hâlte à Trivandrum, capitale du Kerala, à 2 heures de train de Varkala.












Avec toujours ce mélange d'églises, de mosquées et de temples hindous, propre au Kerala.





Message personnel : on l'a cherché, on l'a trouvé !












Photo qui semble anodine, mais qui pour nous ne l'est pas.
Malgré sons sourire apparent, ceci est le moment où Boris a appelé notre compagnie aérienne pour bloquer la date du vol Delhi - Paris. Désormais on n'est plus libres comme l'air, notre voyage a une fin datée : retour en France le 5 novembre !


On passe la journée à Trivandrum et on embarque en train de nuit pour Madurai (dont les temples sont en ce moment fermés pour travaux).

Arrivée au petit matin ; changement de train ; à 9 heures on est à Trichy.



Après avoir déposé nos sacs à la consigne de la gare, on parcourt les temples de Trichy. Plus pur style dravidien. Hyper typique de tout ce qu'on peut voir en Inde du Sud, avec des gopurams colorés jusqu'au kitsch.













L'un des temples est gigantesque avec une succession de cours, de sanctuaires consacrés à des dizaines de divinités différentes, de gopurams...
On a l'impression d'entrer dans une petite ville, avec des pélerins à qui on sert des repas une fois les pujas et rituels terminés, des hindous qui y font des affaires (les marchands du temple sont bien présents !), d'autres qui squattent les lieux pour une sieste ou... pour plus longtemps ! Le tout avec parfois des allures de cour des miracles.








Comme dans tout temple hindou, on se déchausse à l'entrée, sauf qu'il est midi, que le soleil frappe tout ce qu'il peut et que le sol est brulant. A la fois comique (quand on regarde les autres) et douloureux (pour nous) de voir tout le monde courir d'un point d'ombre à un autre en poussant des petits cris ou en portant les enfants.


Le soir on reprend un train pour notre destination finale : Pondi !




A Pondichery, ancien comptoir français aux Indes, on retrouve, sans surprise, une ambiance de vieille colonie française dans les quartiers de la ville blanche.
Pour nous, l'attrait principal de Pondi reste, il faut bien le dire, sa terrine de campagne avec salade de roquette, son steak au roquefort et sa mousse au chocolat ! Ben ouais, désolés d'être si terre à terre...














Le temple principal de la ville (on ne parle pas de l'ashram ultra connu qui s'y trouve) est dédié au culte de Ganesh. Comme souvent, l'éléphant du temple bénit les passants qui le souhaitent d'un petit coup de trompe sur la tête. On ne voudrait y échapper sous aucun prétexte !



Les gares ferroviaires indiennes ! Tout un programme pour acheter un billet. Les files d'attente sont interminables et tout le monde a le temps de s'intéresser à qui part où et quand... Là tout le monde est suspendu en attente du verdict qui va s'afficher en quelque lettres et nous informer de notre sort : A (pour Available) c'est bon, on a nos places ; RAC (pour Reservation Against Cancellation), on est surs d'avoir des places assises et peut-être des couchettes si il y a suffisamment de désistements ; WL... on est sur Waiting List !! A côté de ces quelques lettres un numéro qui précise notre situation ; sur la photo par exemple c'est A 2 qui est apparu, du coup tout le monde rigolait en disant qu'on avait de la chance parce qu'on avait récupéré les deux dernières places dispo, mais en fait la guichetière s'était trompé de date, ou de train, on ne sait plus, et finalement c'est RAC 14 et 15 qui s'est affiché, ce qui veut dire qu'il suffisait de 15 annulations de billets pour qu'on ait des places en couchettes, statistiquement on devait les avoir. Mais le plus compliqué dans tout ça, c'est qu'avant d'atteindre le guichet, il nous fallait réussir à récupérer l'un des formulaires jalousement conservés... derrière le guichet ! Et remplir ledit papier (les indiens sont dingues des formulaires, on noircit des pages d'écriture chaque jour) en donnant le numéro et le nom du train, sa date et son heure de départ, la classe souhaitée, etc... Difficile quand on vient précisément à la gare pour obtenir des renseignements... Mais au bout de quelques semaines en Inde, Boris est devenu un pro du déchiffrage du "Train at a glance", qu'on trouve en vente chez tous les bons marchands de journaux, la bible qui recense les trains indiens avec leurs horaires. Bon, vous avez compris ? Plus clairs on ne peut pas.


Boris déambulle d'un pas souple et nonchalant dans les rues de notre bonne vieille capitale !











Le couturier installé sur un coin de trottoir qui sauve in extremis le dernier pantalon de Boris.