dimanche 21 septembre 2008

Ooty



Ooty, petite station perchée dans les Western Ghats (les montagnes du sud-ouest de l'Inde), où les anglais avaient l'habitude de prendre le frais et leurs quartiers d'été aux périodes les plus chaudes de l'année.

Pour y accéder, notre bus prend un raccourci et, moyennant un backshish, traverse une réserve animalière. Même sans s'arrêter, on croise des singes, des biches et des éléphants qui jalonnent les bas-côtés de la route.







L'ambiance change radicalement d'avec les plaines. Même notre auberge, située devant l'ancien hypodrome aujourd'hui en friche, revêt des allures de chalet suisse, avec ses boiseries et ses couvertures à carreaux rouges. Première fois qu'on remet un pull depuis 3 mois !




Il s'agit de l'une des plus grosses régions de production de thé de l'Inde (le fameux Nilgiri Tea). Pas mal de ballades et de treks à faire dans le coin.


On pensait se retrouver au coeur d'un village, et au milieu des plantations de thé en 10 minutes a pied, mais c'était oublier que tout en Inde prend des proportions démesurées, et le village a plutôt des allures de grosse bourgade d'où on ne peut s'échapper qu'en rickshaw.

On renonce au trek de plusieurs jours (pas notre priorité pour le sud de l'Inde), mais on se ballade et on joue les anglais en flânant dans le parc botanique envahi de monde (on est dimanche) en profitant de l'ambiance particulière de la ville.

On redescend d'Ooty par un train miniature à vapeur, hyper pittoresque, classé au Patrimoine Mondial de l'UNESCO (on ne sait pas si c'est le cas de beaucoup de trains) ; le seul qui grimpe dans cette zone.






















Notre train se retrouve bloqué... par un éléphant, qui se ballade tranquilos sur les rails. Les coups de klaxons répétés de la locomotive ne parviennent pas à le faire dévier de sa trajectoire et bientôt tout les passagers, en effervescence, se retrouvent sur les rails à tenir compagnie a l'animal, ou à tenter de l'apecevoir.



Il a de l'allure, non ?








Un changement de train plus tard, on se retrouve à Coimbatore, à attendre le train qui doit entrer en gare vers les 1 h du mat'. Direction Fort Cochin.

Les gros ventilateurs au plafond tournent à bloc, les portes et les fenêtres (avec barreaux) sont grandes ouvertes et des corps reposent endormis dans les portes bagages.