Avec Cochin, on entre dans le Kerala. Etat perdu à la pointe sud-ouest de l'Inde ; l'un des plus atypiques et réformateurs (celui qui a le plus fort taux d'alphabétisation en Inde par exemple -de mémoire 80%-, et surtout un taux d'alphabétisation quasiment identique entre les hommes et les femmes). Séparé du reste de l'Inde par les montagnes des Western Ghats, il a peu subi les influences des invasions successives qui ont touché le reste de l'Inde. Sa position géographique lui a par ailleurs toujours permis de jouer un rôle commercial majeur.
Mais à une dizaine de minutes de ferry, on touche le vieux Cochin, ville charmante et vivante ; lieu de brassage des cultures.
En quelques rues, on change de monde et on passe d'un quartier hindou à un quartier musulman puis à un quartier chrétien (le Kerala est l'Etat indien qui recense la plus forte présence chrétienne). Et l'une des rares communautés juives de l'Inde se trouve à Fort Cochin, où elle serait arrivée il y a des siècles.
Ici temples hindous, mosquées, églises et synagogue semblent cohabiter de manière paisible, ce qui est loin d'être le cas dans le reste du pays.Nous assistons à une représentation de Kathakali, art vivant assez dur à classifier, mélange de théatre et de danse où les expressions du visage et les mimiques jouent un rôle primordial. A l'origine les représentations duraient plusieurs jours ; nous nous contentons de 2 heures, ça ira bien !
Dans tout le Kerala, on trouve ces filets de pêche chinois qui fonctionnent selon un système de balanciers :