mardi 23 septembre 2008

Fort Kochi

Avec Cochin, on entre dans le Kerala. Etat perdu à la pointe sud-ouest de l'Inde ; l'un des plus atypiques et réformateurs (celui qui a le plus fort taux d'alphabétisation en Inde par exemple -de mémoire 80%-, et surtout un taux d'alphabétisation quasiment identique entre les hommes et les femmes). Séparé du reste de l'Inde par les montagnes des Western Ghats, il a peu subi les influences des invasions successives qui ont touché le reste de l'Inde. Sa position géographique lui a par ailleurs toujours permis de jouer un rôle commercial majeur.


Aujourd'hui, Cochin version moderne (le quartier d'Ernakullam) s'est transformé en gros port industriel rempli de cargos et de pétroliers gigantesques.




Mais à une dizaine de minutes de ferry, on touche le vieux Cochin, ville charmante et vivante ; lieu de brassage des cultures.




En quelques rues, on change de monde et on passe d'un quartier hindou à un quartier musulman puis à un quartier chrétien (le Kerala est l'Etat indien qui recense la plus forte présence chrétienne). Et l'une des rares communautés juives de l'Inde se trouve à Fort Cochin, où elle serait arrivée il y a des siècles.
Ici temples hindous, mosquées, églises et synagogue semblent cohabiter de manière paisible, ce qui est loin d'être le cas dans le reste du pays.














Nous assistons à une représentation de Kathakali, art vivant assez dur à classifier, mélange de théatre et de danse où les expressions du visage et les mimiques jouent un rôle primordial. A l'origine les représentations duraient plusieurs jours ; nous nous contentons de 2 heures, ça ira bien !




Dans tout le Kerala, on trouve ces filets de pêche chinois qui fonctionnent selon un système de balanciers :