A lui seul, le site sur lequel est implanté Hampi est grandiose et unique : ensemble de rochers rouges empilés les uns sur les autres, végétation luxuriante de cocotiers, de bananeraies, de manguiers et de rizières, et une rivière qui abreuve l'ensemble.
Dans les récits du Ramayana, l'épopée épique hindoue dont les légendes se sont répandues dans toute l'Asie, Hampi occupe une place importante puisqu'il s'agit du royaume d'Hannuman, le dieu singe.
Si on peut en résumer la trame, le Ramayana raconte le voyage initiatique de Rama, avatar de Vishnou et fils de roi, exclu avec son frêre du royaume de leur père, et qui part à la recherche de sa femme, Sita, enlevée par le démon Ravana. Il est aidé dans sa quête par Hannuman et son armée des singes.
Hampi fait partie de ces lieux où on a l'impression d'assister a la découverte du site brut, avec encore des zones en cours de fouille, des pierres sculptées sous chaque racine, feuille ou mousse, sur lesquelles on marche allègrement. On s'approprie très vite les ruines du fait de la liberté complète des visites.
Le tourisme reste pour l'instant uniquement routard, avec des petites guesthouses, restau et cyber café - magasin - agence de voyage qui s'improvisent dans chaque maison d'Hampi Bazar. Certains voyageurs pensent que c'est déjà foutu et pourri par le tourisme. Nous on n'a pas eu cette impression. Mais allez-y très vite parce que ça risque de devenir bientôt un haut lieu du tourisme de masse. Ou plutôt n'y allez pas... toujours le cruel dilemne du voyageur qui veut l'endroit magnifique pour lui tout seul ! ;-)
Chariot de célébration, aux roues de pierre qui fonctionnaient vraiment a l'époque où il a été constuit.
Comme partout en Inde, les ruelles d'Hampi Bazar sont envahies d'animaux de toutes sortes : chèvres, vaches, singes, et des chiens si faméliques et farouches que Cécile n'en a même pas peur.
Les vaches. Evidemment sacrées en Inde, elle y sont chez elles, et elles le savent. L'une d'elles n'a d'ailleurs pas hésité à le rappeler a Cécile en lui filant un gentil petit coup de tête sur les fesses, dans une ruelle étroite où on s'était arrêtés, pour lui signifier qu'elle voulait passer !
le zenana (harem), et ici sa tour de garde,
et le Palais du lotus, au style hindo-musulman qu'on aime bien.
En bon fils de dentiste, Boris distribue aux enfants de la région qui réclament des bonbons les brosses à dents récupérées à droite à gauche...
Beau comme un camion en Inde ! Biouuuutifull !... On leur pardonne presque de conduire comme des cinglés.
Le soir, dans les ruines, les garcons ne jouent pas au foot ... mais au cricket ! Comme aux 4 coins de l'Inde, d'ailleurs. Sport national. So british ! On renonce à comprendre les règles...